155-Galapagos - Isla Isabella

J0 - C’est un peu sur un coup de tête qu’on décide de passer nos derniers jours dans l’archipel des Galapagos. Certes ce n’est pas donné mais bon nous profitons de l’occasion de dernière minute et d’être tout près. Arrivés sur l’Isla Baltra, nous prendrons un bus puis un ferry pour Santa Cruz. De là un autre bus nous attends pour la ville puis on prend un bateau pour l’Isla d’Isabella. 2h de traversée mouvementée, ça fait des souvenirs. C’est donc crevés, l’estomac plus ou moins vaillant et un peu fauchés faut se l’avouer qu’on arrive sur la plus grande et la plus sauvage des îles. Le ciel est couvert et la pluie menace, heureusement nous sommes accueillis par un petit pingouin qui nage proche des bateaux.
J1 - Le lendemain nous partons visiter les alentours. On commence par la plage longeant la ville. De là nous pouvons voir plein de petits iguanes noirs, certains ayant la tête blanche. Des énormes crabes rouges sont également là en nombre. On continue à travers un sentier où nous croisons iguanes (certains sont énormes !), oiseaux, flamants roses. On arrive au centre des tortues géantes terrestres. Elles sont ici car leur espèce est menacée depuis que l’homme en a fait son met gourmand (Mr Darwin ne s’est pas privé…) et rats, chiens et chats ont été amenés sur l’ile ce qui n’a pas arrangé les choses. Ça va des bébés tortues qui tiennent dans la main à des gigantesques qui peinent à se déplacer. On arrive à l’heure du repas, moment idéal pour les observer, les voir se chamailler et se dandiner pour avancer tant bien que mal. L’une de plus anciennes a 170 ans tout de même ! Puis on continue notre route en revenant sur la côte. Les plages de sable blanc et eaux turquoise se succèdent. On peut aller voir un tunnel de lave (le Tunel del Estero) formé lors d’un écoulement de lave jusqu’à la mer, l’extérieur se solidifiant alors que lave continuait de couler à l’intérieur jusqu’à la mer. Petite escale à la plage de l’amour où des iguanes se dorent la pilule. On marche encore 5 kilomètres avant de voir le mur des larmes. Il s’agit d’un mur construit par d’ancien bagnard envoyé dans un pénitencier sur l’île où les conditions de détention étaient particulièrement rudes. Sur le chemin nous croisons pas mal de tortues (en liberté ce coup-ci) qui prennent vite peur quand on passe devant elles. De là nous montons à un mirador pour avoir une vue sur l’ile, les plages et le village. Malgré que le ciel soit couvert il fait chaud et humide et la soif nous amène à rentrer au pas de course. L’après-midi on se rend à la cochera de perla. Il s’agit d’une piscine naturelle où on peut observer toute sorte de poissons. On vient à l’affût des pingouins et c’est plein de lions de mer en grande activité que nous rencontrons. On les observe nager, dormir, exprimer leur mécontentement … vraiment rigolo ces bêtes-là ! C’est bien fatigué que nous rentrons de cette première journée.

J2 - Le jour suivant on décide de faire du Palme-Masque-Tuba direction la Cochera de Perla. L’eau étant plutôt froide on loue aussi des combinaisons de plongée. Autant vous dire que l’entrée dans l’eau a été plus longue que prévu… 17°C on hésite… Finalement on s’y jette et on aperçoit une raie, puis des poissons colorés de toutes tailles. La marée est montante et le courant important. Difficile d’y voir quelque chose. En plus un courant chaud en surface brouille la visibilité et l’eau est chargée en particule. Il fait tellement froid que nous sortons après 30mn de balade. Nous nous reposerons sur la plage ensoleillée jusqu’en début d’après-midi. On en profitera pour observer les lions de mer cherchant en vain leur position pour dormir, plutôt drôle et long ! Ensuite on décide d’y retourner et c’est avec grand plaisir que nous nous trouvons nez à nez avec 3 tortues géantes. L’eau est encore plus froide, aie aie aie, on remonte après 30mn de nage, frigorifiés. On décide ensuite d’aller voir si des pingouins feraient leur apparition près du port. Et on a été chanceux. Un pingouin est venu chasser devant nous. Tellement mignon ce ptiot et qu’est-ce qu’il va vite dans l’eau ! Le soir ce sera repos et une bonne bière avec d’autres voyageurs que nous avons rencontré à l’hôtel. Cette île aura été la plus sauvage, pas de vraies routes, juste un petit village ensablé, peu de touristes et donc une ambiance plus typique.